vendredi 26 septembre 2025
mardi 9 septembre 2025
LUNA/MIO
LUNA
Boule de poil noire et silencieuse
Immuable fixité, en son regard félin
Allongée, apaisée et paresseuse
M’observe l’oeil tendu et bénin.
MIO
Couché sur un moelleux tapis
Matou de blanc et noir vêtu
Savoure ces moments exquis.
En la plénitude d’un repos absolu.
Petites têtes dociles et charmantes
A ces instants espiègles et facétieux
Aux fins d’une position dominante
S’affrontent batailleurs et coléreux.
Comme un couple de chats unis
Dans un quotidien débordé de conforts
Par un toilettage soigné et favori
Attendrissent l’intimité de leur rapport.
Chats beauté, feutré, pas de velours
Quand l’envie et source de tendresse
En frôlements successifs et courts
Vous cherchez ma main et sa caresse.
Échange familier qui me subjugue
A votre amour pur et inconditionnel
Ces sentiments que l’on conjugue
Sur mes câlins doux et solennels.
lundi 18 août 2025
DE L'AMOUR A LA HAINE
Ils se sont promis de s’aimer toujours.
Union, d’un serment chaleureux
Le désir aux cœurs par le fil des jours
Ont choisit de vivre le bonheur à deux.
A ces lèvres nouvelles qui se respirent
Ils ont versé leur plus tendre sentiment.
Fidèle pour le meilleur et pour le pire
Ils ont scellé leur vie infiniment...
Insidieux silence sous la paupière
Traîtres yeux sur un baiser refroidi
Quand l’ombre a fissuré la lumière
Des matins sans soleil et des jours aussi.
Ils se sont tant aimés à l’extase conçue.
Tout se vouloir et tout se donner
Amour consommé et illusion perdue
Quand l’indifférence a choisit de les séparer.
Vertigineux tourments, au cœur qui se fige
De l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas.
Comme un lâche le mal rampe et inflige
Sa blessure et ses douloureux appas.
Lugubre silence sous un plafond noir
D’un amour immense, il ne reste rien.
Des souvenirs froissés au fond d’un tiroir
D’un mal, en ressort-il un bien ?
mercredi 16 juillet 2025
IL SUFFIRAIT
Il suffirait d’un signe et d’un regard.
Une lèvre émue, un premier sourire
Pour que naisse loin du hasard,
L’éternelle douceur d’un infini désir.
Réel suprême dans l’ombre d’une pensée
Tout donner, en retour ne rien demander.
Quand la tendresse dans un cœur renversée
Laisse passionnément le sentiment se noyer.
Il suffirait entre le silence et l’envie.
D’un instant de foi, de vœux et d’ardeur
Pour que l’émoi entre les mains unies
Éclate à la fois de joie et de bonheur.
Subjuguer tous les charmes subtils
Pour vivre ce qu’il y a de meilleurs
Des échanges intimes et fragiles
Et l’amour qui frappe en plein cœur
Il suffirait d’une étreinte, une émotion.
Un geste, un signe ou de presque rien
Pour que dans une ultime ascension
Unis, s’élève ton plaisir et le mien.
n. Copyright © M. Pierron
jeudi 9 janvier 2025
CONFESSION
Tu es l'âme de mes pensées.
Chaque jour qui soit et s’efface,
Dans l’intervalle de mes futilités cachées
Prodigieuse, tu conquis l’espace.
Tu es l’univers de mon firmament.
Mon espoir, ma croyance et ma foi
Dans l’abondance de mes sentiments
Mon cœur se remplit de toi.
Tu es le charme que je respire.
Cet instant pur, autant fragile
Quand ta lèvre sur un sourire
S’offre éclatante et subtile.
Tu t'immisces dans le pli de mon rêve.
Ta flamme luis sur mon infini
Et sa lumière silencieuse se lève.
Sur mes jours et mes nuits aussi.
Mon silence est devenu ta prison.
Captive de ma douce chimère
Derrière les barreaux de ma passion
Mon amour pour toi se libère.
Ainsi, mes confidences chuchotées
Secrètement, je te les confesse.
Par mes effusions tendrement susurrées
Mon cœur te fait don de sa tendresse.
mercredi 27 novembre 2024
REMINISCENCE
A ma mémoire ces beaux jours d’antan
Dans le crépuscule de ces aubes roses
En ces clairs matins, moiteur au levant
Aux aurores naissantes, leurs apothéoses.
Ils me reviennent ces instants subtils,
Ce temps échappé, qui fit mon enfance
Dans le nid ouaté, ces rêves fragiles
Enveloppés de désirs et d’espérance.
Éphèbe, dans ma jeune tête blonde
Je m’enivrais de ces cieux azureux
Consumant tout le bonheur du monde
Au fruit du hasard sur des jours heureux.
Je n’oublie pas, cette fragrance capiteuse.
La grâce du zéphyr sur l’allée du jardin
Ce ciel radieux et l’odeur vaporeuse,
De la glycine mauve et du blanc jasmin.
Émus, dans ces voluptés enivrantes
Mon âme juvénile, se laissait vagabonde.
Dans un esprit serein, d’illusions délirantes
Me porter vers des étendues fécondes.
Au fond du jardin, ce petit banc de bois,
Complice de mes douces chimères
Sur lequel je me complaisais parfois
Sous la tépidité d’une chaleur printanière.
Je m’inventais un monde mirifique.
Dont les lointains lumineux et veloutés
M’invitaient dans un voyage homérique
Sur de vastes horizons et chemins enchantés.
La riche lumière d’un rayon charmeur
Sanctifiait l’instant de ma rêverie,
Jusqu’à l’idéal, dans cet état songeur
Le regard sibyllin, la paupière dans l’infini.
Emporté par le reflet de ces beaux paradis
Jusqu’au bord de ces somptueux rivages,
D’un sursaut à regret, du réel à mon utopie
Je quittais l’imaginaire, au présent de mon âge.
Je me souviens de cette petite masure de pierre.
Du long jardin rempli de fleurs écloses
Avec ses bordures envahies par le lierre
Je me souviens du doux parfum de ses roses.
Cette odeur du temps, que je n’ai pas oublié
Ces instants perdus, ce petit banc qui n’est plus
Souvenirs en ma mémoire de mon lointain passé
Accroché sur ma vie, tel un tableau infiniment suspendu.
vendredi 4 octobre 2024
L'ECHO DES RIMES
Peut être, n’avez vous pas un seul instant
Sur le plus doux de mes mots, compulser ma rime
Parcourrir l’espace jusqu’à mon sonnet intime,
Au silence du grimoire, mon septain émouvant.
Même si un peu court, le verbe à vous offrir
Conjugué humblement, en mon quatrain
Pensé avec mon cœur, écrit avec ma main
Sait t’il au présent vous attendrir.
En vos soirées solitaires les avez vous lu?
Ces secondes de bonheur et de tendresse
Interlude à l’amour, n’ayant de cesse
L’harmonie de vers, poème impromptu.
Il suffit de presque rien, un mot, et du silence,
Pour colorier intime, profond tout un esprit
De toute mon âme, au soupir de ma poésie
Je vous souffle l’effusion de ma confidence.
lundi 20 mai 2024
JE PLEURE
Je pleure le temps de notre tendre enfance.
La sagesse de nos âges, à nos premiers ans
Où nos cœurs en cette neuve insouciance
S’unissaient sous notre plafond blanc.
Ces jours disparus qui nous ont fait grandir
A ces instants féconds, nos élans partagés
Qui faisait notre joie, parfois nos plaisirs
Je pleure le passé, nos jours anciens consumés.
Par ces aubes claires et ces printemps fleuris
Nous avons usé nos heures, sous des soleils radieux.
La volupté sur nos fronts juvéniles et sans plis
Je pleure ces années qui nous ont rendu heureux.
Je n’oublie pas chacune de ces heures perdues.
Ces minutes innocentes et ces émotions pures
Je pleure tout ce bonheur que nous avons vécu.
Dans le nid familial de notre sombre masure.
Sanglot d’adieu, nos belles années, je les pleure
Nos ans évanouis, nos caprices d’autrefois
Tant de rêves échoués, de parfums de couleurs
Que nous avons respiré et consommé à la fois.
Je vais delà, l’esprit à nos bons souvenirs.
De ce temps qui fit nos douces chimères
Sur la sente de nos vies, il n’est plus ton sourire
Mais il reste le silence de ton odeur légère.
lundi 1 avril 2024
AUX ARBRES
Vous qui remplissez nos forêts et nos bois,
Verticaux élancés, aux plus prés des cieux,
Si nobles, si imposants et beaux à la fois,
Vous êtes géants, souverains, et majestueux.
Hauts piliers, immobiles sur l'horizon,
Sous une tignasse feuillue à ciel ouvert,
Que la brise fugitive, en légères ondulations,
Berce dans la sérénité vos bouquets verts.
Autant de saisons, hiver et été,
Sur vos troncs secs ou mouillés de pluie.
Les caprices du temps, infiniment, répétès
Ont creusé leur griffe sur votre écorce endurcie.
Ramures gigantesques et ses feuilles premières,
Aux prémices lueurs où tout est renaissance,
Sur le bourgeon naissant, la tendre lumière,
Verses en rumeurs printanières, sa douce fragrance.
Séculaires, témoins de notre histoire,
Phénix ancestraux, prédominants mystiques,
De votre racine, au sommet de votre gloire,
Je respire le battement de vos bois obliques.
vendredi 9 février 2024
QUE RESTE T'IL ?
L’âme en tumulte, de maints maux et supplices
En Sourdes, plaintes, sous un regard perdu
Un peu plus chaque jour étire ses sévices
Tel un filin vicieux, hostile et tendu.
Dans le calice amer de la souffrance
La Morne, douleur a raison de ce mal
Et dans ce conflit la funeste abondance
Pousse l’âme vers un aboutissement fatal.
Sous les cieux dans un esprit vaincu
Acceptant le rayon des chaleurs dernières
Par le chemin singulier du présent vécu
Au divin silence de l’éternelle lumière.
Indicibles sanglots étouffés de désespoir
En ce cruel combat jusqu’au dernier soupir
L’aube naissante sous un horizon noir
Laisse lentement la mort s’épanouir.
Dernier souffle, oppressé d’un adieu
Instants funèbres, quand la vie s’en va
Pour l’infini, de l’autre côté des cieux
Il ne reste rien que l’odeur du trépas.
mardi 21 décembre 2021
SUFFERING
Mais surtout, ne lui en voulez pas!
Si brut son geste, étrangle sa raison,
Le bout de son rêve à volé en éclat,
Songes perdus, Muettes illusions,
Plus un écho, Sur les parois de sa vie.
Verticale solitude d'un mur de silence,
Il est seul, dans ce labyrinthe obscurci,
Sans un mot, dans un état d'absence.
Plus un reflet, en son ciel pas de splendeur.
Perte d’équilibre, sur les ornières du temps,
Par ses maux, ses irréversibles douleurs,
A laissé mourir ces délicieux printemps.
Plus de ferveur sous son soleil blafard,
Cruelle détresse, à sa lèvre suspendue,
A laissé les larmes noyer son regard,
Dans l’épaisse solitude de son âme éperdue .
Mais surtout ne lui en voulez pas!
Si il n’est plus de joie, plus de sourire
Que son visage s’éloigne loin là bas,
La souffrance ! il n’y a rien de pire.
vendredi 3 décembre 2021
AU PEUPLE
Amis, qui vivez dans la contingence du moment,
En ce vaste monde, et vos droits conditionnés,
Sous la menace du précepte ou du mouvement,
Ne laissez vous atteindre, nuls ordres mystifiés.
Vous que l’on opprime, que l’on règle et sacrifie,
Que l’on taxe pour un oui, impose pour un non,
Ces ronds de cuir, leur panse que vous avez rempli,
Amis, envers et contre tout, refusez leur addition.
Étranglement de l’expression par la censure,
Les mots interdits qui fusent avec la peur,
Vous pousse par l’extrême d’une dictature,
Dans un quotidien exfolié de ses valeurs
On vous flic, on vous trace, vous dévisage.
On vous fait croire, le vrai qu’on dissimule
Sur des illusions vos rêves font naufrage
Votre espoir s’efface et puis s’annule
Tous les plaisirs qui furent ,les joies perdues,
Sombre lendemain, votre vie qu’on a fracturé,
Par l’exubérance leurs actes corrompus,
Ont restreint l’espace de votre liberté.
En esprit de révolte, votre vive colère,
Refuse désormais cette hégémonie appliquée ,
En Profonde angoisse, vous perdez le repère,
Dans le labyrinthe hermétique de vos pensées.
On vous interdit, vous refuse,on vous oblige,
L’euphémisme, vous laisse dans l’ignorance.
Un régime absolu qui vous asservi, vous inflige
Amis, le temps est venu à la résistance.
M. PIERRON
lundi 30 mars 2020
RESPIRES
Le silence à bâillonné le bruit,
Ville fantôme, désertant tes boulevards
L'animation s'est tu et les voix aussi.
Aucun doute ! Ce n'est pas par hasard.
Mélancolie, des métropoles immobiles.
Pavé gommé, plus un pas sur le trottoir.
A ton haleine retenue, tes souffles stériles,
Vaincs le mal, qui te pousse au désespoir.
Quatre mûrs, cloisonnés de solitude.
Au confinement l'ennui de ta captivité,
Quand ton geste corrompt tes habitudes,
Dans un quotidien, restreint de liberté.
Va ta vie, comme prise en otage.
Où le temps à perdu ses mesures.
Tu végètes, un masque sur le visage.
Qui te protège aussi qui te rassure.
Peuple valeureux ! Arbitré et dépourvu,
Chair fragile, comme frappée en ton sein,
Pleures toutes ces âmes qui se sont tu.
Et tous ces regards qui se sont éteints.
Microbe suspendu dans l'atmosphère.
Au virus répandu que tu respires.
Bactéries que tu avales et tu digères.
Qui t'affectent et te feront mourir.
M PIERRON
lundi 3 février 2020
NE POURRA T'ON......
Ne pourra - t'-on jamais, dans l'inflexion du temps,
Retenir voluptueuse, folâtre jeunesse.
Ravi, que la beauté comme un printemps
Soit infini d'éclat, et de tendresse.
Ne pourra- t'-on, sur la minute des heures,
Dans le déclin de nos maintes vicissitudes,
Conjurer le mal-être, capturer nos cœurs,
Sous l'effroyable affront d'une décrépitude.
Ne pourra- t'-on, au fil des jours perdus,
Effacer, l'amertume emprunte des ans;
A nos fronts pâlis, poser sur nos nus
La jouvence et la beauté se mêlant.
Ne pourra- t'-on, à nos aubes naissantes,
Sur l'ostentation de nos faces obliques,
D'un parfum charmé, laisser délirante,
La beauté, verser son teint mirifique.
lundi 27 janvier 2020
MAGNIFICENCE
Ô lumière ! dans ses yeux, ton reflet demeure.
Son regard, à captiver ton rayon
Et son œil, silencieux, a versé en douceur,
La tendresse, dans son abîme profond.
Voluptueuse, sa lippe se tend exquise.
Sur le bord de sa bouche, alignées,
Ses lèvres chéries que je bise.
Dans le rêve, que j'ai imaginé.
Le charme, se penche
sur ses plis,
La splendeur, sur son visage
Et sa beauté, que je bois jusqu'à la lie,
M'enivre, tel un délicieux breuvage.
Douce joliesse, sous sa chevelure,
Elle est belle, à n'en plus finir.
Autant de grâce, sur sa figure,
Que je contemple, que je désire.
M PIERRON
Copyright © M. Pierron
lundi 25 mars 2019
RENAISSANCE
Suave plénitude, au matin printanier,
Qu'une douceur, à l'aurore naissante,
Efface l'hivernal, au gris ciel d'acier.
Dans les prémices moiteurs, dominantes.
Vive renaissance, éblouie de lumière.
La nature se réveille, verdit le feuillage.
Sous le dais exaltant, de l'humeur printanière,
Où tout est bruit, chant et joyeux langage.
Par ces ravissants instants, mirifiques.
Dans la suavité, des frissons d'avril,
Un soleil conquérant, le rayon oblique,
Tend, gracieux, son ardeur versatile.
Le temps complice, sous la douce saison.
S'étire plus long, fissurant les ombres,
Jusqu'à l'apothéose, au-delà l'horizon,
D'une clarté illuminant, les jours sombres.
Frémissements, sous l'azur providentiel.
Ramures en bourgeons, pistils en fleur.
La vie dans le berceau existentiel,
Verse son regain de splendeur.
vendredi 7 décembre 2018
S.O.S AMAZONIA
D'abord, il sont venus tels des explorateurs,
Boire l'azur, dans l'océan vert des tropiques,
Mesurant mon espace, évaluant sa grandeur,
Ils étaient là avec des appareils photographiques.
Ne jugeant pas de menaces, aux premiers instants,
Par la frasque outrageante, de ces pâles visages,
Ni le péril, sur l'infini végétal s'immisçant,
Placide, je suis resté caché sous le feuillage.
Le jour d'après, sans vergogne, ni scrupule,
Ils sont revenus, plus hostiles et plus amers,
Certains, se déplaçant avec des véhicules,
D'autres, manœuvrant, d'énormes bulldozers.
Vrombissement, infernal, de leurs machines,
L'enfer chaque instant, met fin à mon paradis,
Par la main humaine, qui viole et assassine,
Déshabillant le végétal, de son manteau de vie.
Sous l'assaut ciblé, des coups assénés,
Ces hauts piliers, de bouquets verts,
Nus, agonisent de la terre, déracinés,,
Sur un terrain vague, désormais à ciel ouvert.
Funeste sacrilège, dévorant la nature,
Sauvagement, ont détruit mon habitat,
Exterminant, jusqu'au brin de verdure,
Laissant un sol accidenté, jonché de gravats.
Mes bonds, mes tumultes, ma colère aussi,
N'ont pas suffi, à barrer le geste brutal.
Ils ont atteint, ma congénère et mes petits.
Dans l'extinction, de mon berceau vital.
Ils ont annihilé ma vie écrasé; mon bonheur.
Macabre besogne, leurs actes criminels,
Plus l'ombre d'un arbre, le charme d'une fleur,
Seule une terre meurtrie, vidée de son essentiel.
Ô colère ! blessures et sang versé,
Éclats de carnage, massacres, forfaits,
Sans pitié ! ma vie qu'ils ont fracturée !
Et pourtant moi, je ne leur ai rien fait.
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